21.10.2009

LE MODEM VALENCIENNOIS POURSUIT SES TRAVAUX

Sous la houlette de Françoise Mascotto, leader incontestée et incontestable de notre secteur du Valenciennois, la réunion mensuelle s'est tenue début octobre à Anzin.

Au programme, une brillante synthèse des rouages du Conseil Régional présentée par Françoise suivi d'un débat très large.

Concernant les prochaines élections, forum et informations sont accessibles sur le site national

http://www.mouvementdemocrate.fr/

la prochaine réunion portera sur l'enseignement. Un sujet qui nous intéresse tous....

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COMPRENDRE LA TAXE CARBONE

 

 

Tous responsables : Je construis ma maison, tu te déplaces, il se chauffe, nous achetons des biens de consommations….. Ceci nécessite de l’énergie souvent fossile et un traitement de ressources minérales et végétales dans la fabrication de produits qui génèrent inévitablement la production de certains gaz. Pour fixer le débat, il faut au préalable connaître les chiffres suivants : les émissions mondiales de gaz à effet de serre relèvent pour le quart du secteur industriel, pour un autre quart des pouvoirs publics et surtout de moitié des CITOYENS.Le carbone est omniprésent dans notre milieu ; nous le retrouvons partout, dans toutes les matières. Le cycle naturel de notre planète l’intègre à hauteur de 800 milliards de tonnes. S’il entre dans la constitution de la matière, il participe aussi, loin devant six autres éléments et sous la forme de gaz carbonique à l’effet de serre, sans lequel nous devrions affronter des températures beaucoup plus basses. En absorbant une partie des rayons du soleil réfléchis par la terre, ces gaz nous restituent un pourcentage de la chaleur captée et maintiennent une température mondiale moyenne de 17° Celsius.Tout bascule depuis l’avènement de l’ère moderne : le fragile équilibre, qui permet aux hommes de se développer dans un environnement adapté, est directement menacé par deux phénomènes récents au regard de l’histoire de l’humanité : l’explosion démographique galopante et une forte production industrielle, deux causes qui induisent à terme l’épuisement des richesses naturelles et l’émission de 6 milliards de tonnes de carbone par an rien que pour l’hémisphère nord, venant renforcer l’effet de serre.

Ces deux faits conjugués ont déjà provoqué une élévation de la température de 0,7 degré Celsius en 150 ans et les conséquences climatiques que l’on connaît. L’homme pourra s’adapter encore jusqu’au niveau fatal d’une moyenne de 19 degrés Celsius au-delà duquel toute vie sur terre se révèlera impossible. Il devient impératif de BRIDER cette élévation et ce, dans un délai très court fixé à l’horizon 2020 ! Pourquoi ne pas avoir agi de manière plus précoce ?Un petit historique : 15 ANS après la conférence de Stockholm de 1972 (conférence sur l’environnement de l’ONU) une envoyée spéciale Gro Harlem Brundtland se penche sur l’avenir de la planète et produit le premier rapport sur le développement durable (1987) constitué d’une série de recommandations touchant à la santé, l’environnement, les rapports Nord-Sud, l’éducation, l’émancipation de la femme, la protection des minorités… « Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. ». L’un des points concerne le réchauffement climatique mais l’extrême urgence de la situation lui confère désormais un caractère prioritaire. Les sommets et conférences s’enchaînent, qui mobilisent toujours plus de pays (conférence mondiale de Rio 1992, protocole de Kyoto 1997, sommet de la terre à Johannesburg en 2002). Au mois de décembre de cette année 2009 se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto. Il aura fallu 37 ans depuis la première conférence de l’Environnement pour mettre les responsables au pied du mur et sensibiliser les opinions sur un problème crucial, déterminant pour notre avenir !Dans ce contexte, la lutte contre le réchauffement climatique et la nécessité d’un développement durable nous interpellent dans notre quotidien comme énoncé dans le premier paragraphe. La réduction des émissions de CO2 est l’affaire de tous. La taxe carbone (contrairement à un impôt) sera réaffectée entièrement dans des mesures liées à son objectif premier. Aux politiques par leurs choix, d’en fixer le montant, de financer recherche et programmes « verts », de veiller à ne pas pénaliser les plus démunis….Quoiqu’il en soit, l’échéance 2020 pointe déjà à l’horizon, les ressources naturelles diminuent, les énergies fossile verront leur prix croître inévitablement. Il faut être réaliste : le montant notre contribution citoyenne s’élèvera dans les années à venir, en attendant l’arrivée massive d’énergies de substitution à celles qui prédominent aujourd’hui. La taxe carbone représente la première étape d’une contribution obligatoire et toujours plus élevée.Pour les plus sceptiques, les industries aussi seront de plus en plus contraintes à réduire leurs émissions et à compenser certains dépassements aux limites fixées; l’Europe quand à elle s’apprête à trouver des financements à des hauteurs jamais atteintes (près de 50 milliards d’euros nécessaires pour la recherche sur les technologies à faible intensité de carbone dans les dix prochaines années) ; en Chine, un effort considérable se porte effort sur les nouvelles technologies alternatives. Une révolution des mentalités est en marche : au niveau mondial, nous ne parlerons bientôt plus de Produit Intérieur Brut pour mesurer la richesse d’un pays mais de Bonheur Intérieur Brut.

Conclusion : accepter l’idée d’une taxe carbone c’est prendre enfin conscience que  le bonheur ne tient pas au cumul de biens et de richesses ; l’idée même d’une sacro-sainte croissance nécessaire à notre bien-être n’apparaît plus évidente. C’est aussi s’accorder à penser et vivre le monde autrement : le développement durable dans lequel s’inscrit la lutte contre le réchauffement climatique n’est pas affaire de spécialistes mais de simple raison : «Une aspiration  à construire tous ensemble et par le dialogue un monde meilleur »

PLUS ECOLO QUE MOI TU MEURS!

Journaux, Médias, Pubs, industriels, politiques….. lavent tous plus vert que vert. Même la croissance doit être verte ! Nul n’est besoin de dresser un catalogue à la Pré vert pour souligner cette récupération bien suspecte d’un engouement pourtant légitime à affronter les dangers qui guettent notre planète tant dans le pillage des matières premières que dans le domaine du réchauffement climatique.

La défense de l’environnement a bon dos, pourvu que le concept puisse rapporter de l’argent dans un système encore et toujours tourné vers le profit immédiat.

Dans les faits, pourtant, les plus gros pollueurs, ne serait-ce qu’en France, contribuent toujours à la dégradation de notre sol, de l’eau et de l’air, même lorsqu’il s’agit de recyclage !! (C’est pollué près de chez vous, les scandales écologiques en France : Pascal et Wilfrid Séjeau _ Les petits matins).

Dans les faits, efforts financiers et plan de relance en France ont concerné les banques et l’automobile, pourquoi cette relance n’a-t-elle pas été verte par la création immédiate d’emplois dans les domaines des transports collectifs en général, dans le fluvial en particulier ?

Dans les faits, si les dernières élections ont pu relancer un grenelle de l’environnement qui s’assoupissait singulièrement, bien des questions demeurent en suspend, sur la volonté réelle de freiner l’hégémonie et l’appétit insatiable de lobbies de tout poil en quête de rentabilité et de profit quoiqu’il en coûte à la santé publique.

« L’HOMME EST CE QUE QU’IL FAIT, PAS CE QUE QU’IL DIT ». Les discours mièvres et timorés doivent faire place à des actions fortes, concrètes qui bousculent «  l’horreur économique » d’une mondialisation où ceux qui détiennent l’argent détiennent le pouvoir, exploitent les populations laborieuses et contribuent à dévaloriser le travail.

« L’avenir n’est pas écrit », l’engagement des citoyens, par l’intermédiaire des associations écologiques, peut faire changer les choses. Churchill disait que l'optimiste est quelqu'un qui voit une chance derrière chaque calamité ! À nous de relever le défi !

Beaucoup s’interrogent sur la dérision d’un comportement personnel plus « écologique » alors que le monde industriel ne semble pas avoir pris ni la mesure des dégradations écologiques en cours, ni assumé des dispositions adaptées à l’urgence de la situation. Il revient pourtant à chacun d’entre nous de changer notre mode de consommation pour faire diminuer de manière tangible la demande de biens superflus, non nécessaires, coûteux pour l’environnement ou dangereux pour notre santé. En attendant un engagement véritable des politiques qui ne pourront plus uniquement se contenter de dire «  il est nécessaire en politique désormais d’intégrer un peu d’écologie ! »

 

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