31.01.2009
L'EUROPE NE REPOND PAS AUX ASPIRATIONS DES PEUPLES
Décidément, l'Europe déçoit de plus en plus au travers des normes proposées dans des réglementations très controversées. A chaque fois, l'attente est trompée, là où l'on attend des améliorations sensibles avant la parution des textes, la désillusion est grande.
C02: Objectifs initialement affichés par la commission 120 g de CO2 /km à l’horizon 2012, résultat 130 g est retenu pour 2015
Pesticides: L'Europe augmente les limites de pesticides dans les denrées alimentaires.Les nouvelles LMR européennes ont déclenché un tollé chez les associations environnementales : pour certains produits, les nouvelles limites de pesticides sont près de 40 fois supérieures à celle tolérée en France jusqu'à présent.
le bio menacé
Si un produit classique contient plus de 0,9 % d'OGM, cela doit, en vertu de la directive européenne d’avril 2004, être indiqué sur 1 ' étiquette. En deçà de ce seuil, la présence d'OGM ne doit être mentionnée sur l'emballage que s'il s'agit d'un ajout conscient et non la conséquence d'une contamination involontaire, par exemple due à une dissémination de pollen ou à une contamination pendant le processus de production. L'agriculture biologique est régie par une autre réglementation européenne, dotée de nouvelles dispositions depuis le 1er janvier dernier. Celle qui concerne l'étiquetage renvoie à la directive énoncée ci-dessus. Malgré un amendement soutenu fin mars 2007 par la majorité des euro députés pour abaisser le seuil de présence d'OGM dans la nourriture bio à 0,1 %, l'écrasante majorité des États membres a en effet décidé d’étendre aux produits bios les dispositions concernant la présence « fortuite ou techniquement inévitable" d'OGM dans les aliments conventionnels. Seules la Belgique, la Hongrie, l'Italie et la Grèce s'y sont opposées. Concrètement, cela signifie que les produits bio aussi peuvent contenir jusqu'à 0,9% d'OGM, sans que cela ne doive être précisé sur l'étiquette. Dans la foulée, la résolution autorise le recours à certains engrais et pesticides dans l'agriculture biologique. L'utilisation d'un label bio européen qui garantit que le produit renferme au moins 95 % d'ingrédients biologiques sera également obligatoire dès juillet. Au-delà de la discussion sur l'innocuité et l'intérêt éventuels des OGM, cette décision constitue un nivellement par le bas. C'est le secteur conventionnel qui devrait, en bien des aspects, s'inspirer des bonnes pratiques du bio et non le contraire. Le secteur bio n'était pas demandeur d'une révision de la législation. Désormais, il est quasi impossible pour les agriculteurs de pratiquer l'agriculture qu'ils souhaitent (traditionnelle ou bio). Quant aux consommateurs ils sont trompés, puisqu'ils ne savent plus tout à fait ce qu'ils achètent. Tout cela témoigne d'une attitude fataliste. Au lieu d'imposer aux Etats membres de mettre tout en œuvre pour assurer la coexistence entre agricultures traditionnelle et biologique, la Commission a capitulé face aux intérêts des grands producteurs d'OGM que sont les Etats-Unis, l'Argentine ou le Brésil. source: test achats
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